Les Bleus connaissent bien ce sentiment d’impuissance doublé d’une profonde injustice. Ils l’ont éprouvé le 13 novembre 2015 alors qu’ils disputaient un match face à l’Allemagne au Stade de France. Mardi, après les attentats sanglants qui ont frappé la Belgique et alors qu’ils préparent le déplacement à Amsterdam vendredi, ils ont évidemment eu une pensée pour les Belges.

"Le foot devient secondaire"


Antoine Griezmann, peut-être un peu plus que les autres. “Quand j’ai appris ça, ce matin, ça m’a rappelé des choses que j’essaye d’oublier. Toutes nos pensées et notre soutien vont aux familles des victimes”, a expliqué le joueur de l’Atlético de Madrid dont la sœur, Maud, était au Bataclan et a survécu.

Si les Diables rouges (le surnom de l’équipe de Belgique) ignorent encore s’ils pourront affronter le Portugal dans une semaine à Bruxelles, “le foot devient un peu secondaire après ce qui s’est passé”, reconnaît le néo-international Ngolo Kanté. C’est vrai mais jusqu’à nouvel ordre, l’équipe de France jouera face aux Pays-Bas vendredi.

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“C’est difficile mais il faut savoir continuer à vivre, à profiter de nos vies même, y compris sur le terrain, a déclaré Laurent Koscielny, le défenseur d’Arsenal. Il faudra jouer vendredi, malgré ces actes barbares, pour donner du plaisir et des sourires aux spectateurs. C’est tout ce qu’on peut faire à notre niveau.”

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