La 16e sélection de Payet sous la liquette tricolore aura été la plus convaincante. Le Réunionnais a enfin réussi à transposer ses performances en club en équipe nationale. Contre les Pays-Bas, il a été préféré à Anthony Martial. Son influence dans le jeu, notamment sur les coups de pied arrêtés, n’a pas décliné au fil de la rencontre et son match accompli - en étant impliqué sur les deux derniers buts français - valide le choix de Didier Deschamps de le titulariser, neuf mois après sa dernière sélection  en Albanie (0-1). "C'est l'une de mes performances les plus abouties. Là où je suis plutôt satisfait c'est d'avoir eu dans le jeu la même variété, la même efficacité qu'avec mon club" a-t-il avoué devant les médias ce samedi.

"Il fallait qu’on se dise les choses"

L’un des derniers leviers actionnés pour permettre à l’ancien Marseillais de renouer avec l’équipe de France a été une discussion tenue dans l’intimité avec le sélectionneur. "On a discuté oui, évidemment. Il m'a dit ce qu'il attendait de moi et je lui ai dit qu'il fallait qu'on se dise les choses, cela a été le cas. Et ça a eu l'effet d'un déclic sur mon match contre les Pays-Bas. Il n'y a jamais eu de malaise entre nous." Un entretien salutaire aux bienfaits, semblent-t-il, immédiats sur le rendement du milieu offensif de West Ham.

Si Payet reconnaît être "dans la meilleure période de (s)a carrière", il devra encore composer avec un écueil en évoluant dans le secteur le plus concurrentiel de l’équipe de France – avec pas moins d’une dizaine de choix pour six places-. Mais il a réussi le principal en instillant le doute dans l’esprit de Deschamps à quelques encablures de l’Euro. 

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