Tandis que 79% des Français assurent être opposés à l’annulation de l’Euro 2016, qui se tiendra en France du 10 juin au 10 juillet, le Premier ministre Manuel Valls leur a également adressé un message rassurant ce dimanche dans l’émission "Stade 2". Interrogé sur la question de la sécurité des fameuses fan-zones, il a assuré que celles-ci seraient autant "sécurisées" que les stades eux-mêmes. Puis Manuel Valls a développé le dispositif mis en place dans cet endroit où 10 000 à 100 000 personnes devraient se rassembler durant les matches de la compétition.

"Ce sont des zones qui seront sécurisées, fermées, il y aura des palpations, les sacs seront fouillés et, en même temps, la fête pourra avoir lieu", a-t-il déclaré. L’interdiction d'entrer avec des bagages ou sacs volumineux, des points d'accueil pour orienter les supporters et un appui éventuel des services de déminage sont aussi prévus. "Il y a sept à huit millions de personnes qui sont attendues pendant tout l'Euro, uniquement sur les fan-zones", a rappelé M. Valls.

Des matches à huis clos ? "Ce n'est pas à l'ordre du jour"

"Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en a discuté avec tous les maires et notamment le président des villes qui organisent l'Euro, il s'agit d'Alain Juppé, pour faire en sorte que la sécurité soit assurée avec les mêmes dispositifs, les mêmes méthodes que ceux que nous connaîtrons pour les stades", a ajouté le chef du gouvernement. Une réunion sur la sécurité de l'Euro 2016 a eu lieu mardi au ministère de l'Intérieur, qui a ordonné des "palpations systématiques" -existant déjà à l'entrée des stades-, dans les fan-zones avec possibilité de les "compléter par des moyens de détection" (de métaux par exemple).

Les villes choisiront la durée d'ouverture des fan-zones, souvent de midi à minuit et sur toute la durée de la compétition, selon les estimations. Risque terroriste oblige, toutes les autres retransmissions devront être faites en lieu clos et/ou faire l'objet de demandes en bonne et due forme. Lancé sur le sujet de la possible tenue de matches à huis clos durant l'Euro 2016, Manuel Valls a parlé de "situation extrême", rappelant qu’il fallait malgré tout "envisager toutes les possibilités, mais ce n’est pas à l’ordre du jour."

EN SAVOIR +
>>
Euro 2016 : faut-il interdire les fan-zones ?
>>
Menace terroriste : 79% des Français contre l'annulation de l'Euro 2016