Voilà c'est fini, comme dit la chanson. Les Bleus, quatre fois rois du monde, ont cédé face aux Croates. Une fin de règne, marquée par le départ à la retraite internationale des monuments que sont Jérôme Fernandez ou encore Didier Dinart et Thierry Omeyer,  Comme un symbole,  ce sont nos meilleurs ennemis, ceux qui, depuis 2008, nous réussissaient toujours – ou presque –, qui les privent d'une 5e étoile mondiale.

Mercredi, au Pabellón Príncipe Felipe de Saragosse, ils ont tout simplement dominé les Français. Dans tous les secteurs. Tranchants en attaque, porté par un Duvnjak intenable, les Croates se sont montrés toujours aussi monstrueux en défense. Et Mirko Alilovic, le gardien, est le meilleur d'entre eux.

Les Croates en voulaient plus


En première mi-temps, tous les Bleus - Luc Abalo en premier lieu - se sont cassés les dents sur le portier de Veszprem, accusant même jusqu'à 4 buts de retard. Le carton rouge dont écope Vukovic dès le début de la rencontre pour avoir ceinturé Xavier Barachet au niveau du cou, avait pourtant donné aux Français des raisons supplémentaires pour y croire. 

Eux qui, depuis 2001, avaient toujours su faire en sorte, jusqu'à hier de retrouver le dernier carré d'un Mondial. Mais mercredi, les hommes de Slavko Goluza la voulaient, leur revanche. Vaincre le signe indien qui, depuis 2008 et la demi-finale des JO, les a toujours poursuivis (à l'exception du quart de finale de l'Euro 2012). Et pour une fois, à la fin, ce ne sont pas les Français qui ont gagné. Les Croates retrouveront en demi-finale le Danemark (le remake de la finale 2011) avec dans le viseur, une 2e étoile de champion du monde qu'ils pourraient disputer à la Slovénie ou l'Espagne.