Avec le temps, on a appris à connaître Hatem Ben Arfa. Un garçon hypersensible, obsédé par le jeu, ses émotions, et donc sa dimension esthétique. Lui-même a appris à s’apprivoiser cette saison, sous le maillot de l’OGC Nice et la gouverne de Claude Puel : 12 buts et 4 passes décisives en 27 matchs de Ligue 1, le meilleur rendement de sa carrière, sans compter ses chevauchées et ses arabesques. Dans les colonnes de France Football, l’international français évoque son amour pour le déjà regretté Johan Cruyff, un joueur qui, lui, a vite su conjuguer talent fou et régularité. Et annonce la façon dont il compte lui rendre hommage.

Hatem Ben Arfa : "C'est Johan Cruyff qui m'a appris la liberté"

"Moi, j’ai toujours eu un faible pour ceux qui osent, créent, inventent. Et Cruyff, il ne faisait que ça ! Il a inventé la liberté sur un terrain de football. Quelque part, c’est lui qui m’a appris la liberté. Son jeu respirait l’imagination et la prise de risques. On voyait qu’il voulait sans cesse surprendre mais jamais gratuitement. Pff... Ses changements de rythme étaient extraordinaires. Depuis le début, j’adore sa feinte qui consiste à faire passer en pleine course le ballon derrière la jambe d’appui. Petit, je l’appelais même ‘la spéciale Cruyff’. Eh bien, je crois que je ne peux pas faire autrement que de la tenter lors du prochain match, à Paris face au PSG", a-t-il confié, prenant ainsi rendez-vous pour samedi prochain, à 17h.

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Le jour du décès du Hollandais volant, jeudi dernier, Hatem Ben Arfa livrait en outre cette anecdote, déjà dans France Football : "Quand je l’ai vu pour la première fois, je suis tombé tout de suite en admiration devant ce joueur. Cette cassette, je ne sais plus combien de fois j’ai dû la voir… Il était tellement élégant et intelligent avec un ballon. Il allait toujours vers l’avant, un peu comme le gamin que j’étais. Et en plus, il allait à une vitesse folle. Il avait quarante ans d’avance ! Mais c’est normal puisque c’était un génie. On voyait qu’il s’amusait sur un terrain et ça, ça m’a marqué. Il paraît que je disais à tous mes copains : ‘Tu connais Cruyff ? Tu connais Cruyff ?’ En fait, pas grand-monde de mon âge savait qui c’était..." Hatem Ben Arfa, lui aussi, a toujours été différent des autres.