Après des mois et des mois de procédures judiciaires, de suspensions, de soupçons de corruption, la Fifa va tenter, ce vendredi, de faire table rase du passé en élisant le successeur de Sepp Blatter, lui aussi impliqué dans de nombreuses controverses. Ils sont cinq à rêver de prendre la tête de l'instance mondiale du foot : Gianni Infantino, le Prince Ali de Jordanie, le Cheikh Salman, Jérôme Champagne et Tokyo Sexwale. Mais de quelle manière sera élu le nouveau patron de la Fifa ? Pour combien de temps ? On vous dit tout.

Qui vote ?
Ce sont les 209 fédérations membres de la Fifa qui seront amenées à élire leur nouveau président. Ce nombre sera vraisemblablement réduit à 207, puisque l'Indonésie et le Koweït seront certainement privés de vote en raison "d'ingérences gouvernementales". Chaque fédération dispose d'une voix. Le choix d'une "petite fédération" pèse donc autant que celui de la France, par exemple. Un système régulièrement discuté et sujet à de nombreux soupçons de corruption par le biais des achats de voix, notamment du côté des petits pays.

Comment devient-on président de la Fifa ?
Le mode de scrutin est extrêmement simple : pour remporter l'élection, un candidat doit obtenir deux tiers des voix lors du premier tour, soit 139 sur 209. Si aucun des candidats n'obtient un tel résultat, il devra alors recueillir 50% des voix lors du second tour ou les éventuels tours suivants. S'il reste plus de deux candidats après le premier tour, celui qui a réuni le moins de bulletins est écarté. Le nouveau président de la Fifa sera élu pour quatre ans.

A quelle heure débute l'élection ?
L'élection devrait débuter vers 14 heures et durer plusieurs heures. Les fédérations sont appelées à tour de rôle, par ordre alphabétique, à venir voter par bulletin secret. Le résultat pourrait être annoncé en fin de journée ou en début de soirée. Tout dépendra du nombre de candidats encore en lice et de la tournure des événements.

Qui sont les favoris ?
Deux hommes sortent clairement du lot. Le premier se nomme Gianni Infantino, le "plan B" de l'UEFA suite à la suspension de Michel Platini, initialement candidat à la présidence de la Fifa. Le secrétaire général de l'UEFA, plus connu pour son rôle de maître de cérémonie des tirages au sort de la Ligue des champions ou de l'Euro, bénéficie, bien évidemment, du soutien de l'Europe ainsi que celui du continent américain. Le concurrent de l'Italo-suisse n'est autre que le Cheikh Salman, président de la confédération asiatique dont il a l'appui. Il a également reçu le soutien officiel de l'Afrique, même si certaines fédérations du continent envisagent de voter pour Infantino. Suspense total.

A LIRE AUSSI >> Ces cinq choses folles que vous ne savez pas sur Blatter