"On a vu que Paris est une formation qui, parfois, perd sa concentration. Mais la saison n'est pas finie. Il y a encore des matches à remporter si on veut être champions." Par ces mots, Carlo Ancelotti a voulu tourner la page d'une piteuse élimination en Coupe de France mercredi. Place désormais à la réception de Nice dimanche en Ligue 1, où il faudra pas se rater, sous peine d'une désillusion bien plus cruelle encore.

Le PSG compte en effet neuf points d'avance sur son dauphin, l'OM. Ce qui est peu et beaucoup à la fois. Lyon, troisième, n'a d'ailleurs pas fini d'y croire. "Tout peut arriver, confie Clément Grenier à Metro. Nous, en trois matches, on a perdu neuf points. Alors pourquoi pas rêver." Dans les faits, une victoire marseillaise contre Brest samedi ramènerait les Phocéens à six points du leader. Un écart plus si conséquent.

Claude Puel : "Ce n’est pas jouer le PSG qui m’intéresse."

Surtout que de son côté, Nice, surprenant cinquième et vainqueur (2-1) du PSG à l'aller, ne fera aucun complexe. "Nous ne nous adaptons pas à l’adversaire, confirme son entraîneur Claude Puel. On se veut ambitieux dans le jeu collectif, contre n'importe quelle équipe. C’est vrai que Paris est un adversaire particulier, mais au final, c'est trois points. Ce n’est pas jouer le PSG qui m’intéresse. C’est le fait de jouer trois points. Ce sont des paroles, mais les faits sont les mêmes."

Pour le défenseur niçois Nemanja Pejcinovic, le classement est même motivant  : "On est sur une bonne série, on aimerait la prolonger face à une grande équipe qui, pour moi, est déjà championne." Le problème des Parisiens, c'est peut-être d'ailleurs qu'eux aussi s'y voient déjà. Mercredi, Ancelotti avait pointé "la suffisance" de certains joueurs, comme Pastore. D'autres, comme Matuidi, sont apparus au bout du rouleau... Nice fera ainsi figure de révélateur aux allures de quitte ou double. Soit un rebond est déjà possible, soit il ne surviendra plus, tandis que la pression s'accentuera.