A chaque championnat son lot de surprises. Alors que les Anglais vibrent cette saison avec le promu Leicester, co-leader de Premier League, la Ligue 1 fait ce qu'elle peut pour intéresser ses rares fidèles. A cet effet, le club d'Angers assume sa part du boulot à la faveur d'un parcours impressionnant de solidarité. L'équipe de Stéphane Moulin l'a une nouvelle fois démontré vendredi soir sur la Côte d'Azur, notamment pendant la première période, mais elle a craqué dans les dix dernières minutes de la seconde.

Jusqu'à la 80e minute, les partenaires de Cheikh Ndoye pensaient donc tenir une victoire contre un concurrent direct qui leur aurait fait le plus grand bien. Dès la première demi-heure, Pierrick Capelle avait d'ailleurs profité d'une bévue défensive de Romain Genevois pour tromper Yoan Cardinale à bout portant (0-1, 24e). Mais le scénario de la fin du match, un brin cruel, a tout changé...

Le mauvais visage de Ben Arfa

C'est d'abord Ismaël Traoré, un peu naïf, qui a commis une faute sur Jean Michaël Séri dans sa surface. Quatre minutes plus tard, monsieur Jérôme Miguelgorry a signalé un deuxième penalty moins évident aux Aiglons après une main de Vincent Manceau. Par deux fois, Hatem Ben Arfa ne s'est pas raté pour permettre à Nice de passer devant (1-1, 80e sp ; 2-1, 84e sp). "Je suis tout prêt du joueur, je n'ai pas le temps de bouger mes mains : je n'ai aucune intention de faire main", a juré Manceau sur beIN Spors a l'issue du match. "Je trouve ça dure comme décision", a-t-il par ailleurs regretté sobrement, sans tomber dans la critique habituelle de l'arbitrage.

Ces deux faits de jeu ont en tout cas sauvé l'OGC Nice ce vendredi soir, vaillant en seconde période mais emmené par un Hatem Ben Arfa des plus individualistes. Pendant près de 90 minutes, l'ancien Marseillais a rappelé pourquoi il a été tant critiqué au cours sa carrière, multipliant les enchaînement de dribbles compliqués sans jamais créer d'actions dangereuses. Pas sûr que Nice ait besoin de ce Ben Arfa-là ni que Didier Deschamps apprécie, lui qui l'avait sorti dès la pause d'Angleterre-France en novembre dernier précisément à cause de ces mêmes traits d'égoïsme. "Je ne sais pas comment Angers prend du plaisir en jouant comme ça. C'est dommage de pratiquer un tel football", s'est toutefois permis le joueur de 28 ans à l'issue du match, preuve d'un manque de lucidité sur sa personne toujours aussi criant.

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