"Je ne peux pas accepter que le football soit l’otage de batailles politiques. Je ne veux pas que le football devienne prétexte à des actes de violence", a justifié ce jeudi soir Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), dans le communiqué annonçant le report du match Bastia-Nantes, initialement prévu samedi prochain, au mercredi 9 mars. Une décision prise en accord avec le ministère de l’Intérieur et le préfet de Haute-Corse "vu le contexte actuel".

Cette fois, le SC Bastia a "pris acte"

Le contexte ? Les échauffourées qui ont éclaté samedi dernier dans le centre-ville de Reims entre des supporters bastiais et les forces de l’ordre, après la victoire (0-1) du club corse au stade Auguste-Delaune. Et qui ont gravement blessé à l'oeil un jeune supporter prénommé Maxime. Chacun des deux camps se rejetant la responsabilité du commencement de ces affrontements, une information judiciaire a été ouverte pour en éclaircir les circonstances. Ce qui n'a toutefois pas empêché la Haute-Corse de s'enflammer dans les jours qui ont suivi.

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Dans un premier temps, la LFP avait décidé, en conséquence, de faire débuter le Bastia-Nantes de samedi prochain à 14h plutôt qu'à 20h... Se heurtant au "refus catégorique" des dirigeants du club corse, qui sont allés jusqu'à menacer de maintenir les portes du stade fermées l'après-midi. Ce jeudi soir, ils ont en revanche "pris acte" du report au 9 mars, évoquant des "raisons d’ordre public qui dépassent le football", mais déplorant "que ses 10 000 abonnés et l’ensemble du public ne puissent assister au match de leur équipe dans des conditions normales".