Les joueurs engagés cette semaine à Melbourne, pour le premier Grand Chelem de la saison, vont avoir une journée compliquée. Pas tant parce que leurs adversaires vont leur donner du fil à retordre, mais surtout parce qu'il va falloir qu'ils se justifient sur le scandale de corruption présumée révélé ce lundi par la BBC et BuzzFeed. Alors qu'Andy Murray a tweeté, très tôt, l'article posté par BuzzFeed, Novak Djokovic, lui, a été interrogé sitôt sa victoire sur le Coréen Hyeon Chung (6-3, 6-2, 6-4).

Approché sur un tournoi russe

Et le numéro un mondial a reconnu avoir été "indirectement approché" en 2007. "C'était par l'intermédiaire de gens qui travaillaient avec moi à cette époque ou qui appartenaient à mon équipe. Mais ce n'est pas arrivé jusqu'à moi (...) Nous l'avons tout de suite envoyé balader". La proposition était simple : perdre délibérément un match au tournoi 250 de Saint-Pétersbourg moyennant 200.000 dollars (soit 185.000 euros). Troublé par l'offre, "Nole" n'avait pas disputé cette compétition.

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"Honnêtement, j'ai entendu parler de ces histoires et j'ai lu que cela concernait plusieurs joueurs qui ne sont plus en activité et qu'on parle là de matchs qui ont eu lieu il y a près de 10 ans", a également répondu Djokovic, histoire d'essayer de dissiper le spectre qui plane désormais sur le tennis. Ce ne sera évidemment pas suffisant. Car ces déclarations sont intervenues peu de temps après que le Croate Marin Cilic, 13e joueur mondial, a nié être un des top-joueurs impliqués dans ce scandale.