Coup de sifflet final pour Michel Platini. Qui, le 22 décembre dernier, au lendemain de l'officialisation de sa suspension de toute activité liée au football pour huit ans, comparait son combat pour briguer quand même la présidence de la Fifa à un "vrai match qui commence". Ce jeudi, le site de L'Équipe publie des extraits de l'entretien que lui a accordé le Français (à paraître vendredi), dans lesquels il annonce qu'il "retire" pour de bon sa candidature.

"Je ne peux plus, je n’ai plus le temps ni les moyens d’aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres. En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n’y a plus rien", se justifie-t-il, en référence à l'affaire des deux 2 millions d'euros que lui a versés Sepp Blatter. Et qui lui coûtent si cher aujourd'hui.

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"C'est une question de calendrier, mais pas seulement, précise-t-il dans le quotidien sportif. Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne ? Pourtant, quand Blatter s’est retiré, j’ai reçu 150 soutiens déclarés. Une centaine de lettres officielles de fédérations et une cinquantaine de promesses. Tout cela en deux jours. Aujourd’hui, je dois m’occuper de tous les recours, suivre les procédures. En plus des motivations qui doivent encore être rendues, il y aura, derrière, le TAS puis la commission présidée par Domenico Scala (en charge de la commission électorale de la Fifa) qui a dit que j’avais falsifié les comptes. (ironique). Ça ne se présente pas très bien." C'est peu de le dire.