Un grand club de football a-t-il vocation à s'investir dans le social ?
La Fondation est très importante pour nous. Venir en aide aux enfants fait partie de notre projet. Cela vient du fond du cœur. C'est comme ça que nous avons été éduqués. Il ne faut jamais oublier les enfants malades, ceux auxquels on ferme des portes pour leur avenir, ceux qui n'ont pas la capacité de faire du sport... C'est pour cela que nous avons triplé la dotation de la Fondation dès notre arrivée en 2011.

Est-ce que des joueurs du PSG font des dons et s'investissent particulièrement dans certains projets ?
Ils s'investissent tous beaucoup. Ils donnent de leur temps et sont très impliqués. D'ailleurs, ils seront tous présents au dîner de gala de ce soir (mardi soir, ndlr). Dix visites d'hôpital sont prévues pour eux d'ici à la fin de l'année. Mais il faut reconnaître que cela a été très difficile ces quatre derniers mois au niveau de leur emploi du temps, avec presque un match tous les trois jours.

Est-ce que David Beckham sera là et avez-vous des projets en commun avec lui ?
Il m'avait dit qu'il viendrait mais il s'est décommandé hier (lundi) soir, parce qu'il avait d'autres impératifs de dernière minute. Et oui, nous devrions travailler avec lui pour la Fondation dans les trois prochains mois. Une opération évidemment destinée à des œuvres caritatives.

Concrètement, en quoi consisteront "les écoles rouge et bleu" ?
C'est un partenariat que nous avons signé avec certaines écoles. À ce sujet, je tiens à remercier le maire de Paris car c'est grâce à lui que nous avons pu mettre cela en place et obtenir des rendez-vous. La première se trouvera dans le XIXe arrondissement de Paris et ouvrira en septembre. C'est l'un de nos premiers projets. Trente enfants en difficulté seront accueillis tous les jours après l'école pour faire du sport et du soutien scolaire. On espère en ouvrir encore beaucoup d'autres ensuite.

Le FC Barcelone est un club qui attache lui aussi beaucoup d'importance à ce type d'action sociale. Depuis votre arrivée, vous insistez beaucoup sur l'importance de la qualité du jeu et de faire du PSG un grand club omnisports. Considérez-vous donc le Barça comme le modèle à suivre ?
Évidemment, nous regardons ce qui se fait ailleurs et nous pouvons nous en inspirer, il n'y a pas de honte à cela. Mais nous voulons être le Paris Saint-Germain, pas un autre club. Nous avons notre propre philosophie, notre propre style et notre propre identité.

Parlons foot. Le mercato ferme ses portes dans trois jours, est-ce que tout est prêt pour officialiser la venue de Yohan Cabaye ?
(rires) C'est un joueur de Newcastle. Bien sûr, ce n'est un secret pour personne : il nous intéresse beaucoup. Mais pour l'heure, rien n'est fait. Quand nous obtiendrons un accord, ne vous inquiétez pas, nous l'annoncerons immédiatement (sourire).

Ce recrutement implique-t-il un prochain départ de Matuidi ?
Blaise va rester. Il est un élément très important pour nous. Il aime ce club, il est parisien, sa vie est ici. Il fait partie intégrante de notre projet et il veut rester.

Son contrat va donc être bientôt prolongé ?
Oui, il va rester, il n'y aucun problème.

Est-il exact que le PSG a tenté d'approcher Lionel Messi dernièrement ?
(rires) J'en ai entendu parler mais non, ce n'est pas vrai.

Le PSG est désormais le 5e club le plus riche du monde. Que lui manque-t-il encore pour atteindre la 1ère place ?
Il est important de préciser que ce classement ne prend en compte que les revenus, que nous avons beaucoup augmentés (à hauteur de 60%, ndlr), et non la puissance financière de l'actionnaire. C'est évidemment une excellente nouvelle pour nous. Cela montre que nous sommes sur la bonne voie. Y être arrivé en seulement deux ans et demi, c'est quelque chose dont nous sommes très fiers. Tous les Parisiens peuvent d'ailleurs en être fiers. Et nous avons bon espoir de devenir premier, parce que nous avons déjà dépassé de très grands clubs européens. Bien sûr, cela passera par un agrandissement du Parc des Princes, parce que nous avons besoin de plus de sièges pour augmenter les recettes. Mais devons encore trouver des solutions pour l'agrandir, le Parc possédant une architecture particulière. Cela nous permettra aussi de faire venir des meilleurs joueurs, ce qui, à terme, augmentera encore nos revenus. C'est très important pour notre développement et atteindre notre objectif : remporter un jour la Ligue des champions.

Vous êtes président d'une Fédération de tennis, d'une chaîne de télé, d'un club de foot, est-ce que vous ne manquez pas de temps pour votre activité de directeur sportif depuis l'été dernier ?
(il se tourne vers son conseiller) Où sont mes vitamines ? (rires) Oui, j'ai le temps et j'ai aussi la chance d'être très bien entouré. Cela m'aide beaucoup. Mais le plus important, c'est que je suis heureux parce que j'adore ce que je fais. Je fais tout avec beaucoup de cœur et cela me fait très plaisir de voir que les gens qui travaillent avec moi sont épanouis et très compétents, qu'on parle de BeIN Sports ou du PSG, où mes équipes font du très bon travail. Ce n'est que du bonheur.

Combien de temps allez-vous continuer à fonctionner ainsi, sans directeur sportif pour prendre en charge le mercato ?
Aujourd'hui, Olivier Létang (le directeur sportif adjoint, ndlr) et Jean-Claude Blanc (le directeur général délégué, ndlr) font parfaitement l'affaire. Je travaille en étroite collaboration avec eux et nous sommes très contents de cette structure comme des personnes qui la composent. Je ne pense donc pas que nous ayons besoin d'un directeur sportif.

Pour finir, le président du PSG a-t-il le droit de participer à la vente aux enchères du dîner de gala ?
C'est une bonne question, il faut que je demande (rires). Si je peux, je le ferai.

Quel lot vous intéresse particulièrement, la partie de golf avec le coach ?
Je vais d'abord voir ce qui se passe. De toute façon, je crois que je vais laisser les autres invités faire des offres, moi, je n'en ferai qu'en dernier recours. Sinon, ils n'ont aucune chance (rires).