À l'OM, on n'a pas de pétrodollars, on a des idées. La principale consistait jusqu'alaors à laisser la porte ouverte à un départ de Loïc Rémy, son attaquant star des deux dernières saisons aujourd'hui miné par les blessures, pour ensuite acheter avec l'argent récolté. Sauf que l'affaire ne paraît plus si simple ce jeudi, alors que l'ex-Lyonnais, envoyé en Angleterre par de nombreuses rumeurs, a assuré qu'il n'était "pas encore parti" dans un entretien accordé au site officiel du club phocéen.

L’OM est un club qui m’a ouvert les bras, je l’en remercie et je n’oublierai pas ce qu’il a fait pour moi, lâche ainsi l'international français. Ce que je sais c’est que depuis mon arrivée à Marseille, j’ai pris énormément de plaisir avec le groupe et avec les supporters, la sensation qu’on a dans ce stade comme lors de mon but contre Paris, le 100e des OM-PSG, où j’ai senti une explosion dans le stade qui tremblait, c’est énorme pour un footballeur."

La raison de ses déboires actuels ? "La plus grosse raison à cette fin d’année 2012 délicate,c’est que je n’ai pas été pris à l’Euro suite à ma blessure (contre Nancy lors de la dernière journée de la Ligue 1 2011-12, ndlr). J’avais joué pratiquement tous les matches de qualifications avec l’équipe de France. Alors apprendre que je n’y allais pas m’a mis un gros coup au moral. Et c’est à partir de là que les choses ont commencé à être un peu plus négatives pour moi." Comprendre : qu'il a commencé à courir derrière son état de forme optimal.

"Il faut passer aux actes"

Un discours qui appelle à un peu de patience. Ce que son président Vincent Labrune semble avoir compris, lui qui envisageait un départ encore récemme, et déclare aujourd'hui : "Je ne cherche pas de porte de sortie pour Loïc. Je l'apprécie, je connais son potentiel. Les finances sont saines, je ne suis pas dans l'obligation de vendre cet hiver, mais plutôt en position d'acheter un ou deux joueurs pour pérenniser le meilleur début de saison du club depuis près de vingt ans."

Un son de cloche qui trouve un écho chez André-Pierre Gignac, à la peine ces deux dernières années, avant un début de championnat canon amorcé cet été : "Il n'a pas fait de préparation. Il a été blessé longuement, ce n'est jamais facile. On se parle souvent et j'essaie de l'aider. J'ai vécu la même chose, je sais ce que ça fait." Réponse de l'intéressé : "C’est sympa de sa part mais les clés sont entre mes mains et il faut passer aux actes pour montrer à tous ceux qui ont voulu m’enterrer que je suis bien là. Si je reste à Marseille, je serais le plus heureux de finir la saison."