Le patron a parlé. Si, sur les courts de tennis, Roger Federer n’est plus aussi souverain qu’à une époque, il est toujours bon d’ouvrir grand les oreilles quand il s’exprime sur un sujet aussi délicat que le dopage. A l’heure où le tennis traverse une passe difficile avec l’affaire Maria Sharapova, contrôlée positive au meldonium durant le dernier Open d’Australie, le Suisse a pris la défense de son sport en conférence de presse ce jeudi à Miami.

"Je ne pense vraiment pas que c'est un problème majeur, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de gens qui se dopent, a-t-il déclaré en préambule. Je ne peux parler que pour moi-même, je sais ce que je fais, dès que je prends quelque chose, je contrôle quatre fois (que la substance est autorisée), car je ne veux pas prendre de risques."

"Je crois qu'on devrait conserver les échantillons sanguins pendant dix ans"

Roger Federer a toutefois regretté que "dans certains pays, les contrôles ne soient pas aussi organisés sérieusement qu'en Suisse": "J'aimerais que cela soit partout pareil", a-t-il noté, rappelant ainsi qu'il "n'avait été contrôlé qu'une seule fois en dix ans à Dubaï".

Le numéro 3 mondial ne s’est alors pas privé de donner quelques conseils à l’ATP afin que le tennis devienne irréprochable sur la question du dopage. "Je crois qu'on devrait conserver les échantillons sanguins pendant dix ans, les stocker et le faire savoir aux joueurs et joueuses. On pourrait les punir de façon rétroactive, a-t-il indiqué. Même si en matière de contrôles antidopage, le tennis fait plus et mieux qu'il ne l'a fait dans le passé."

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