On n'est jamais aussi bien que chez soi. C'est finalement ce que doit se dire la direction du Paris Saint-Germain, qui recherche un endroit où bâtir son nouveau centre d'entraînement. Selon Le Parisien ce vendredi, le PSG aurait choisi d'élire domicile à Saint-Germain-en-Laye, où l'actuel Camp des Loges se situe, dans des terrains au nord de la ville. L'acquisition, retardée pour ne pas devenir un argument politique lors des élections municipales (23 et 30 mars 2014), devrait se faire avant la fin de l'année.

Après plusieurs mois de négociations et d'étude des différents dossiers, la sous-préfecture des Yvelines a donc été choisie. ''Elle tient la corde'', assure un proche du dossier au quotidien. Il s'agit d'un terrain de 60 hectares, anciennes terres d'épandage appartenant à la ville de Paris, en jachère depuis plusieurs décennies et situées au nord de la forêt de Saint-Germain. Un espace où le club veut loger ses joueurs professionnels, son centre de formation et ses équipes amateurs avec treize terrains de foot, un centre médical, deux stades avec tribunes et des hébergements.

Retardé par le contexte politique et la pollution

Si Saint-Germain-en-Laye a été choisi, c'est aussi que les cinq autres dossiers ne faisaient pas forcément l'affaire. Montesson, Saint-Quentin-en-Yvelines et Carrières-sur-Seine offraient une zone plus réduite (de 30 à 45 ha). La ville de Poissy, longtemps évoquée, ne réussira sans doute pas à requalifier les 50 ha de terres agricoles qu'elle proposait en terrain constructible. Et le maire de Versailles, François de Mazières (UMP), longtemps favori pour accueillir le club champion de France, a préféré se retirer de la course pour ne pas s'exposer à d'éventuelles critiques en pleine campagne pour conserver son mandat.

Déjà retardée par le calendrier politique, l'acquisition des terres saint-germanoises se heurte à la nécessité de dépollution de la zone. Du fait de son ancienne utilisation, le terrain pourrait occasionner des montées d'odeur nauséabondes en cas de pluies importantes. Le club souhaite donc savoir combien de temps durera la dépollution et quel en sera le coût. ''Nous aimerions aller plus vite sur ce dossier mais nous avons du mal, explique le directeur général délégué du PSG Jean-Claude Blanc au Parisien. Donc il n'y a plus de calendrier.'' L'enveloppe, d'environ 50 millions d'euros, est en tout cas prête pour utilisation d'ici la fin de l'année 2013.