Quand Zidane a été nommé entraîneur du plus grand club du monde, il a forcément eu son avis sur la question. Pourtant, Marco Materazzi (42 ans), depuis Los Angeles, jure qu'il a "d'autres choses à faire que de trinquer à un licenciement ou de penser à cette passation entre [ses] deux ennemis". "Chacun sa route", lâche l'ancien défenseur de l'Inter Milan, passé à la postérité un soir d'été en 2006 après avoir fait dégoupiller notre Zizou national en pleine finale de Coupe du monde.

Invité à réagir par La Gazzetta dello Sport, l'Intériste n'est cependant pas étonné par la nomination de Zinedine Zidane : "Soit Ancelotti revenait [au Real Madrid, ndlr], soit on donnait l'équipe [à Zidane, ndlr]. Je ne vois pas d'autre solution. C'est un choix logique : par sa personnalité, Zidane pèse dans le vestiaire et il a travaillé avec plusieurs joueurs ou, du moins, dans leur environnement. Mais ce ne sera pas une promenade de santé. Les anciens grands joueurs, quand ils passent sur le banc, sont condamnés à avoir des résultats dès les deux ou trois premiers matchs. Je lui souhaite donc bonne chance, à lui, et à Solari (l'adjoint argentin de Zidane qui a passé trois saisons à l'Inter Milan, ndlr). Et je ne suis pas ironique." Vraiment ?