David Beckham n'a pas fait le voyage à Valence pour rien. Dans les tribunes de Mestalla, la recrue anglaise, costumée cravatée, a eu les yeux qui ont brillé en regardant ses coéquipiers dominer Valence, mardi. Attendu au tournant sur la scène européenne en dépit d'une série d'invincibilité longue de douze matches entamée à Porto le 4 décembre dernier, son nouveau club n'a éprouvé aucune difficulté pour évoluer au niveau supérieur.

Sereine, comme si cette formation parisienne était aguerrie aux joutes de la Ligue des champions, elle s'est mise, avant le match-retour le 6 mars prochain, dans de bonnes conditions. Elles auraient même pu être idéales sans une toute fin de match marquée par l'expulsion d'Ibrahimovic et le but de Rami. Parce qu'il n'a fallu que dix minutes pour que Lavezzi concrétise l'emprise des Parisiens. Le poteau du gardien valencian, Guaita, tremble encore après un tir de 25 mètres de Lucas quand, à la sortie d'un une-deux avec Pastore à l'entrée de la surface, il crochète le défenseur et décoche une frappe laser imparable (10e, 0-1).

Une fin de match qui donne des regrets

Le supplice valencian – celui de Rami, particulièrement qui s'est rattrapé en marquant à la dernière minute (90e, 1-2) -, ne fait que commencer. Mardi soir, Pastore, en général si nonchalant, s'est même montré concerné par le travail défensif. Mieux, "El Flaco" se trouve à la réception d'une passe en retrait de Lucas, délivrée après un dribble court spectaculaire. Bien aidé par la faiblesse du portier valencian, Pastore glisse le ballon au fond des filets pour donner la victoire à Paris (42e, 0-2).

A deux reprises, Lavezzi, bourreau à lui seul de l'arrière-garde espagnole pendant 75 minutes, manque de corser l'addition (38e, 60e). Ibrahimovic (72e) aussi, à la suite d'une talonnade de Chantôme dans la surface. Qu'importe, hier soir, Paris n'avait pas besoin de son buteur-star, dont on attendra encore qu'il se montre efficace dans un match européen décisif (il a inscrit seulement 4 buts dans sa carrière à partir des huitièmes de finale de la C1).

Mais ce ne sera pas à l'occasion du match-retour puisque le Suédois sera suspendu après avoir écopé d'un carton rouge sévère dans les arrêts de jeu. Aux sceptiques (s'il en reste), les hommes de Carlo Ancelotti ont montré qu'ils sont capables de n'avoir aucune faiblesse. Pas derrière, pas au milieu, et surtout pas devant où Lucas a été tonitruant. Si les Parisiens évoluent au même niveau à Sochaux, dimanche, ils pourraient ne plus avoir à se soucier du Championnat le 6 mars prochain, pour négocier le match-retour face au Valence CF.

Dans l'autre 8e de finale-aller de la Ligue des champions, la Juventus s'est imposée 3-0 à Glasgow
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