Ce n'est plus une sardine mais un serpent de mer qui bouche le Vieux Port. On parle, évidemment, de la vente de l'OM, si souvent annoncée, jamais concrétisée. Il semble pourtant qu'une étape décisive a été franchie, au regard des informations qui ont récemment filtré dans la presse, mais surtout de la politique sportive actuelle du club phocéen : rééquilibrage des comptes, gestion des abonnements en virage retirés aux groupes de supporters... Problème : si la propriétaire, Margarita Louis-Dreyfus, est bien disposée à vendre, les acheteurs ne se bousculent pas au portillon. Et c'est peut-être à cause de dossiers pas très reluisants qui traînent encore en coulisses.

Louis Acariès : "Elle sait qu'elle a été sûrement abusée"

En témoignent les propos fracassants que lâche, ce vendredi, Louis Acariès, l'ancien conseiller de Robert Louis-Dreyfus, l'ancien patron, décédé en 2010. "Je suis triste de voir ce club dans cet état, dans la mesure où on essaye de le vendre comme si c'était une boite de conserve ou un cageot de légumes, affirme-t-il sur les ondes de RTL. J'avais prévenu Margarita Louis-Dreyfus de tout ça, elle ne m'a écouté qu'un petit peu, ce n'est pas de sa faute. On va parler de quelqu'un qui est président, je ne veux même pas dire son nom, il n'a pas vocation à être président. Il ne faut surtout pas se tromper de casting et on ne fait que ça." Une pierre dans le jardin de Vincent Labrune.

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Rien de surprenant à cela : les deux hommes sont en froid depuis plusieurs années. C'est ensuite que l'ancien entraîneur de boxe évoque le fond du problème, à savoir les parasites qui gravitent encore autour du club. "Je crois que, maintenant, Margarita va faire avec l'OM ce qu'elle a fait avec le groupe. C'est son avocat qui est en place (...) justement parce qu'elle sait qu'elle a été sûrement abusée. Je ne veux qu'une seule chose, qu'il ne lui arrive rien... Mais je suis sûr que ce n'est pas que la faute de Vincent Labrune, il a eu des mauvais génies autour de lui, et qui datent de longtemps. Ils m'ont fait aussi beaucoup de mal, mais ça, je le garde pour monsieur le juge parce que, paraît-il, je vais être convoqué. Et vous allez voir. Les mauvais ne sont peut-être pas ceux qu'on pense."