Lorsque Maurizo Zamparini prend la parole, il y a 99% de chances pour qu'une de ses déclarations fasse les gros titres de la presse italienne, qu'importe le sujet. Il faut dire que le président de Palerme est légèrement excentrique, en atteste ses nombreux limogeages d'entraîneurs au cours de son mandat à la tête du club italien, puisqu'on en dénombre plus d'une quarantaine. Il nous semblait nécessaire d'effectuer une courte présentation du personnage afin de mieux comprendre la nouvelle sortie médiatique de Zamparini.

"J'espère qu'ils vont me suspendre. Pour moi, ce serait un honneur"

Trois jours après l'élection de Gianni Infantino à la tête de la présidence de la Fifa, le patron de Palerme a justement remis en cause la nomination de l'ancien secrétaire général de l'UEFA. Et comme à son habitude, il n'a pas pris de gants au moment d'évoquer la façon dont le nouveau boss du football mondial a accédé à son nouveau poste.

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"Le système ne change pas et le nouveau président de la Fifa, le chef des bureaucrates Infantino, en fait partie depuis le début", a estimé Zamparini au micro de la radio italienne Radio Bruno. "S'ils l'ont élu, c'est juste parce qu'il a acheté plus de voix que le Cheikh Salman. J'espère bien qu'ils vont me suspendre pour avoir dit cela. Pour moi ce serait un honneur", a ajouté, avec humour, le président de Palerme. Vendredi dernier, l'Italo-suisse l'a emporté en récoltant 115 voix sur 207 et en devançant son grand concurrent, le Cheikh Salman. Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps avant que les premières critiques tombent à l'encontre de Gianni Infantino.