A l’abri de la fin du monde, les skippers du Vendée Globe ? Si une vague géante venait à engloutir les continents aujourd’hui, ils seraient sans doute plus en sécurité au milieu de l’océan Pacifique, sur leur monocoque de 60 pieds, qu’à Bugarach.
« Ça fait froid dans le dos »
Superstitieux mais pas franchement convaincus par la théorie apocalyptique, les marins du Vendée Globe ont quitté les Sables-d’Olonne il y a quarante jours avec la ferme intention d’y revenir. « Pour être honnête, je n’y avais pas fait plus attention que ça », reconnaît simplement Tanguy De Lamotte. Contacté par Metro, le skipper d’Initiatives-Cœur se méfie davantage de « la bêtise humaine » que d’une prophétie maya annonçant la fin des temps.
« On ne sait jamais… »
De son côté, Arnaud Boissières (Akena Vérandas), qui vogue à quelques milles nautiques plus à l’est, a d’abord « eu froid dans le dos » à l’évocation de l’apocalypse. En fait, Cali (son surnom) craindrait plutôt « une catastrophe nucléaire, ou une erreur lors d’un entraînement militaire », voire les conséquences fatales « d’une guerre civile ».Malgré l’isolement, propice aux hallucinations, l’Arcachonnais parvient à garder les pieds « sur terre ». « Encore une supercherie au profit d’un original ou deux ! » lance le marin avantde se reprendre : « Bon… on ne sait jamais… » Quand on navigue seul, au milieu des icebergs dans les mers du Sud déchaînées, mieux vaut quand même éviter de s’attirer les foudres des dieux.

















