La rumeur, très insistante, disait que Maria Sharapova convoquait la presse, ce lundi, pour annoncer la fin de sa carrière. L'intéressée, devant les médias du monde entier et ses parents, assis dans la salle lugubre d'un hôtel de luxe de Los Angeles, a dit tout autre chose : la tenniwoman russe a en fait avoué avoir été contrôlée positif au Meldonium durant l'Open d'Australie, au mois de janvier.

Un médicament qu'elle dit prendre depuis 2006 et pouvant servir à lutter contre le diabète... Mais qui est apparu sur la liste des produits dopants... en 2016. Cette annonce est une manière pour elle d'anticiper les spéculations et de s'éviter une dénégation embarrassante. 

Pas moins de 13 sportifs de haut niveau ont été contrôlés positif au Meldonium depuis le début de l'année, dont la patineuse russe Ekaterina Bobrova, championne olympique à Sotchi en 2014, qui a récemment dû renoncer aux Mondiaux de Boston à la fin du mois de mars. Aucune suspension n'a encore été prononcée mais, a priori, on peut tabler sur une durée d'au moins six mois.

"Il est de la responsabilité du joueur de savoir quelles substances sont interdites", stipule, en tout cas, le point 1.12.2 du règlement de l'ITF, la fédération internationale de tennis. Et une étude réalisée il y a quatre ans informe que le Meldonium "augmente les propriétés d'endurance et les capacités aérobies des athlètes". D'où le détournement de son usage en produit dopant.

"J'ai fait une énorme erreur. Je ne veux pas que ma carrière s'arrête comme ça et j'espère pouvoir de nouveau pratiquer ce sport, a ajouté Maria Sharapova. Si je devais annoncer ma retraite ce ne serait pas dans cet hôtel, avec cette moquette... moche."