Il n’y a pas eu de grande lessive. Pas même un petit essorage. Preuve que la défaite qui fait tache, ramenée d’Italie dimanche (18-23), n’est pas profondément incrustée dans la tête des Bleus. Ni dans celle du sélectionneur, qui a retenu les mêmes 23 joueurs, à l’exception de Papé, blessé. A les entendre, la défaite ne serait pas aussi humiliante que celle encaissée il y a deux ans (21-22). "On ne va pas tomber dans la sinistrose, assouplit Picamoles, un des rares Français à surnager à Rome. On va analyser, on a peu de temps pour récupérer. Il faut évacuer."
Et tant pis pour les ambitions qui ont rétréci dès le premier lavage, avant même de recevoir les Gallois, samedi au Stade de France. Contrairement à la première débâcle - celle de 2011 sous l’ère Lièvremont qui avait renvoyé chez eux 6 joueurs - pas de révolution. Même si Philippe Saint-André concède avoir passé de meilleures nuits que celle qui a suivie l’entrée gâchée dans le Tournoi. Pourtant, lundi, il n’a procédé à aucun ajustement, n’a rappelé aucun spécialiste du poste à l’arrière ou à l’aile. Il faudra se contenter du changement forcé de capitaine (Dusautoir récupère le brassard) pour tenter d’insuffler un peu de gaz à une équipe incapable de soutenir la cadence imprimée par les Azzurri, dimanche.
Des organismes fatigués
"On a senti par moments que le moteur était un peu dans le rouge, mais ce n’est pas un mystère que les organismes soient fatigués à ce moment de la saison", a diagnostiqué Yannick Bru, l’entraîneur des avants. Cela n’explique évidemment pas tout, mais Jocelino Suta, le seul "nouveau", barré la semaine dernière parce qu’il manquait de fraîcheur physique et mentale, a profité de la trêve pour retrouver Marcoussis et des couleurs. En espérant qu’elles déteignent sur les autres.















