Bientôt plus besoin de tourner des heures pour se garer... Il suffira de jeter un œil à l'application de son smartphone ou à ses SMS pour repérer les emplacements libres ! Mais comment ça marche ? Dans les rues Concorde, du Printemps et Saint-Papoul, des ouvriers creusent des saignées de 8 cm de profondeur sur les 90 places de parking.

Perspectives

Si le test toulousain est concluant, Statio-Lib pourrait se développer dans la Ville Rose, mais aussi à Paris, Nice et même Bratislava !

"On installe des guirlandes de sondes qui analysent en continue l’espace de stationnement", explique Patrick Givanovitch, le directeur général de la PME toulousaine Lyberta. Son système de géolocalisation, appelé Statio-Lib, permet de connaître en temps réel les places disponibles. Le directeur de Lyberta poursuit : "Grâce à un badge dans leur voiture, les résidents seront identifiés et les autres usagers télépayeront, à la minute près, leur temps de stationnement."


D’ici la fin du mois d’avril, une centaine d'habitants du quartier participeront à un grand test in situ de 3 mois. Véronique, qui paye 130€ par an de stationnement-résident, a reçu un courrier de la mairie pour faire partie des volontaires.

"Le soir, il m’arrive de chercher 15 à 30 min pour me garer, alors, oui, ça m’intéresse." Et l’adjoint à la voirie de la Ville Alexandre Marciel d’ajouter : "C’est un outil de gestion innovant de l’espace urbain. Car aujourd’hui, seul un tiers des Toulousains paient leur parcmètre. Et si les automobilistes voient qu’il est impossible de se garer, ils ne prendront pas leur voiture : ce qui réduira le trafic et la pollution."