En visite pour la première fois à Toulouse, la secrétaire d'Etat chargée du numérique Axelle Lemaire a fait une halte en fin de matinée rue Gabriel Péri pour inaugurer le "Grand Builder", siège des nouveaux locaux de l'accélérateur de start-ups toulousain Ekito. Presque une évidence, tant cette société symbolise la dynamique French Tech, ce label qui récompense les écosystèmes de start-ups les plus prometteurs et que Toulouse a obtenu en novembre dernier.

Du "sand box" au "time box"

Depuis sa création en 2005, l'accélérateur privé Ekito a en effet coproduit (par prise de participation) une quarantaine de start-ups. "Contrairement à la plupart des accélérateurs, qui vont essentiellement faire du mentorat, nous travaillons avec les start-ups en tant que véritables associés", indique Benjamin Böhle-Roitelet, le créateur d’Ekito. Quarante experts dans tous les domaines (design, développement, innovation…) se relaient ainsi auprès des start-ups pour les aider à créer et améliorer leurs produits, puis à les financer.

Mais encore faut-il arriver au dernier étage du Grand Builder. Le bâtiment de 500m², qui héberge actuellement 20 start-ups à des stades de maturité différents, a en effet été conçu pour suivre les différentes étapes de leur développement. L

a phase de sélection se déroule ainsi au premier étage dans le "sand box" (bac à sable). "C'est ici que nous accueillons les porteurs de projet, que nous échangeons avec eux", explique Benjamin Böhle-Roitelet. Un processus qui peut durer un ou deux mois avec potentiellement à la clé, l'accès à la "time box", à l'étage du dessus, où se déroule l'accélération des start-ups plus matures.

Un accompagnement sur mesure

Et pour aider les uns et les autres à travailler dans les meilleures conditions possibles, différents espaces thématiques ont également été mis en place, comme des "zones d'immersion sensorielles" ou encore des cabines téléphoniques. Au rez-de-chaussée, on trouve aussi une salle dédiée à l'événementiel, un espace "lounge", un studio d'enregistrement et un studio photo, où l'on rencontre notamment Tristan Laffontas et Romain Priot.

Arrivés en juillet dernier à Ekito avec juste une idée, ils sont aujourd'hui à la tête de Moichef, une start-up proposant des repas "prêts à cuisiner", issus des carnets de recettes des grands chefs toulousains. "Grâce à Ekito, nous avons eu accès à une palette de compétences extrêmement large. C'est un accompagnement sur mesure! En s'installant dans le Grand Builder, Ekito a désormais des locaux adaptés à sa philosophie", expliquent-ils.