L'annonce de la fermeture du site Sanofi ne passe toujours pas du côté du Capitole. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Pierre Cohen a qualifié jeudi matin les dirigeants de Sanofi de "patrons voyous" et a suggéré qu'une loi, contre les licenciements abusifs, porte pour l'exemple le nom du groupe pharmaceutique. Le maire de Toulouse qui a affirmé qu'il répéterait samedi ces propos à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Ce dernier doit recevoir le maire de Toulouse avec Pierre Izard et Martin Malvy les présidents du département et de la Région.

"Cela fait dix ans que Sanofi ne fait rien sur l'Oncopôle"

Interrogé sur l'avenir de l'Oncopôle, l'ancien site AZF reconverti en centre de recherche contre le cancer où sont implantés les laboratoires Sanofi, Pierre Cohen a affirmé sa confiance dans la suite du projet. "De toutes les manières cela fait dix ans que Sanofi n'a rien apporté et n'a rien fait sur ce projet, Sanofi n'est pas la locomotive de l'Oncopôle", a-t-il affirmé avant de confier son pessimisme sur les chances de conserver les emplois (600 postes) de Sanofi à Toulouse. "Je n'ai pas beaucoup d'espoir sur les capacités du PDG de Sanofi de s'attendrir (sur la situation toulousaine Ndlr) et d'infléchir sa position. C'est le profil type du financier".

Les salariés attendent beaucoup du gouvernement

Alors que les élus du personnel sont convoqués le 25 septembre prochain pour discuter avec la direction du projet de réorganisation de Sanofi France, 1 200 à 2 500 emplois sont menacés, 300 salariés toulousains ont manifesté jeudi matin place du Capitole en appelant les pouvoirs publics à la rescousse. "On attend beaucoup du gouvernement, qu'il ne nous déçoive pas", espère Laurent Millet un représentant du syndicat Sud.