"Depuis trois jours, c'est affreux, tout le monde ne cesse de balancer sur les Spanghero". Dans l'entourage de cette famille, on se dit terrifié devant la déferlante médiatique de l'affaire des "lasagnes au cheval". "La société a été vendue en 2009 à la coopérative basque Lur Barri, nous n'avons plus de liens avec l'entreprise depuis 2009", justifie un communiqué de presse envoyé ce week-end.

Silence radio

Face à l'emballement médiatique, les Spanghero ont choisi le silence et décidé de faire le dos rond. Seul Laurent, 73 ans, qui dirige toujours une société spécialisée dans les plats cuisinés à base de légumes revient lundi dans Midi-Libre sur les conditions de la vente de l'entreprise familiale, il y a trois ans. "Nous l'avons vendue avec le nom parce qu'il y avait la notoriété qui intéressait l'acheteur". Une stratégie qui montre ses limites aujourd'hui.

Rugby, business et politique

Avant d'être cité dans cette affaire, le nom des Spanghero était associé aux terrains de rugby, ceux de Narbonne et de l'équipe de France dans les années 70, ou celui de l'agroalimentaire ou de la communication.

Le plus connu des huit frères et soeurs, demeure Walter. Il a joué à Narbonne mais aussi au Stade Toulousain avec Jean-Pierre Rives et Jean-Claude Skrela, avant de devenir entrepreneur. Il a en effet monté une agence de location de voiture et une société de construction de piscine. L'homme s'est aussi lancé dans la politique. Il fut l'adjoint à la sécurité de Philippe Douste-Blazy à la mairie de Toulouse de 2001 à 2004.

Ses frères, Laurent, Jean-Marie, Claude, Guy et Gilbert ont également porté le maillot de Narbonne et de l'équipe de France avant eux aussi de se lancer dans le monde des affaires.