Si depuis un an, les Lyonnais s’initient à l’autopartage grâce à la mise en place d’une vingtaine de stations d’Autolib’ à Lyon et à Villeurbanne, ce principe fonctionne depuis quatorze ans au Québec.

12 000 abonnés à Montréal

L’usager paye 500 dollars par an, récupérables s’il se désa­bonne, puis réserve sur Internet sa voiture et l’utilise, quand il veut, où il veut. A condition de la rendre dans une des 180 stations. A Montréal, 650 voitures sont à disposition, contre 70 à Lyon (dans les parkings Lyon Parc Auto) et Commu­nauto compte 12 000 abonnés à Montréal contre 500 à Lyon.

“Nos utilisateurs types sont des personnes de 40 ans, qui n’ont pas besoin d’avoir une voiture pour exister socialement. Ils prennent généralement beaucoup les transports en commun et font appel à nous pour des trajets de huit heures en moyenne, une fois par semaine, pour sortir de la ville”, résume Marco Viviani, directeur du développement de Com­mu­nauto. Si les clients veulent aller plus loin, comme à Québec, Com­mu­nauto les oriente vers le covoiturage ou le bus.

Eviter de pelleter la neige

“Ici, l’hiver est très long, et une voiture à soi revient à 500 dollars par mois, contre 150 dollars grâce à Communauto. Quand il y a des tempêtes, on passe quarante minutes à pelleter la neige et il faut déplacer ses voitures pour faire passer les chasse-neige car il y a très peu de garages”, explique Mathias Marchal, un Français qui vit à Montréal.

Commaunauto a passé un accord avec Véolia pour s’équiper en véhicules électriques. Bref, l’autopartage a de l’avenir.